Chapitre 1 ~ Episode 3: La Jeune Fille en Noir ~

L’écurie de la citée sud n’était pas très grande, elle contenait 6 boxs avec chacun une monture. La porte entrouverte, Jind s’y dissimula et chercha alors Yan, la monture de Garlak. Il tomba sur des chevaux vraiment très beau, dont un noir qui semblait combler le désirs de Jind sur sa futur monture. Il regarda alors le nom du cheval sur la porte du box.
- Eras, pas mal comme nom, hé hé, quand je partirai je te prendrai sûrement comme monture !
Jind tourna alors la tête et vit le nom de Yan sur un boxe, mais une vision d’horreur lui parvint quand il vit la monture de son maître. Une chose était sûre, ce n’était pas un cheval ! La petite taille de la bête et son long coup faisait plutôt pensé à un lama, mais quel lama ! Le pelage brun clair, les oreilles tombantes, un gros museau rouge et des énormes yeux ronds.
- C’est pas vrai ! C’est pas un cheval ! C’est même pas une vache !!
Après avoir examiner la bête pendant quelques minutes, Jind entra finalement dans le box, le pas hésitant, mais la bête ne bougea pas, on aurait dit qu’elle n’avait même pas aperçu Jind du tout. Ce dernier prit alors une brosse accrochée au mur et commença à brosser ses poils brun clair qui partaient dans tous les sens.
- Depuis combien de temps on t’a pas brossé toi ?!
Après quelques minutes de brossages, ses poils étaient tous droits et Yan semblait un peu plus regardable, mais soudain, ces derniers s’ébouriffèrent pour redevenir comme avant !
- Hein ?! Bon tant pis je vais pas passer des heures à brosser un…monstre…
Jind voulut alors lui nettoyer les sabots, il prit alors la patte de la monture et la souleva pour ensuite dégagé toutes les cochonneries sur lesquels les sabots de cette étrange bête sont allés. Mais pendant que Jind les mettait à neuve, Yan bougea enfin, seulement son long coup pour se rapprocher de la tête de Jind et coller sa joue contre la sienne, Jind fut un peu surpris mais rigola sans retenu.
- En voilà un qui est plus doux que son maître !
Puis soudainement, Yan ouvrit sa bouche et mordit la joue de Jind, cette fois, il cria sans retenu.
- GWAAAAAH !! SALE BÊTE JE RETIRE CE QUE J’AI DIT !!!
- Eh ! Baisse le ton il y en a qui voudrait le calme ici !
Jind s’effraya en entendant une autre voix lui parler, il retira Yan de sa joue et se retourna. Il ne vit pourtant personne dans l’écurie, il regarda alors par terre, dans le box voisin. Un cheval brun était allongé, en train de dormir auprès d’une jeune fille aux longs cheveux noirs, les joues un petit peu arrondi, donnant à son visage un côté juvénile mélangé à ses yeux bruns foncés et sa peau claire. Elle était habillée entièrement en noir avec un vêtement lui recouvrant les bras et un pantalon sombre, elle regardait Jind comme si c’était un gêneur.
- Désolé, dit alors le jeune guerrier, je croyais que j’étais seul, et puis c’est ce monstre là qui m’a mordu, désignant Yan du doigts.
- Peu importe tes raisons, ne recommence plus, tu vas effrayer les chevaux, dit-elle sur un ton calme.
- Euh…d’accord.
Jind se retourna alors et regarda Yan un moment, il voulut recommencer à lui nettoyer les sabots mais cette fille l’intriguait, quelques minutes de silence plus tard, il lui demanda :
- Excuse-moi, si ce n’est pas trop indiscret, qu’est-ce que tu fais assise dans le foin avec un canasson endormi ?
- Je prend soin de lui, dit alors la jeune fille d’un air désignant Jind comme un abruti.
- Tu prends soin de lui ? Beuh, il n’en a pas besoin, il est tout propre au premier coup d’oeil !
- Tu ne sembles pas comprendre, un cheval est un être humain comme toi et moi, il a besoin d’affection, celui-ci n’a pas de cavalier, alors je suis là pour lui donner l’affection dont a besoin tout être vivant !
Jind siffla alors en guise d’admiration à la phrase de la jeune fille.
- Pas mal comme ouverture d’esprit, avec ça le cheval ne peut pas être malheureux. Les chevaux, c’est ta passion ?
- Oui, de toute façon seul les passionnés peuvent faire cela de leur plein gré…Mais dis-moi, tu ne sembles pas être un garçon d’écurie vu ton armure, alors pourquoi nettoies-tu Yan ?
- Oh…pour faire simple on va dire que je me suis fait rouler dans la farine d’une manière très sévère, en réalité je suis un guerrier de Lorite en mission.
- En mission ? Tu dois nettoyer Yan ?
- Euh ben oui, mais c’est pas la seule chose dont je dois faire, je dois aussi protéger mon maître contre les voleurs, les bandits et les assassins, c’est pas facile tous les jours tu sais !
Jind échappa quelques petits rires qui n’étaient pas partagés par la jeune fille qui garda la même expression de dureté qui refuserait tout sentiment. Jind rectifia alors :
- Au faîte je ne me suis pas présenté, mon nom est Jind, Jind Lionheart.
La jeune fille fit alors les gros yeux et se leva d’un bond quand elle entendit son nom.
- Lionheart ?! Comme Richard Lionheart ?! Tu es son fils ?!
- Euh…oui, malheureusement.
- Ouah ! Et bien, si j’avais su, je t’aurai traité d’une autre manière ! Désolée.
Jind détestait ce genre d’attitude à chaque fois que les gens savaient qu’il s’appelait Lionheart, il se produisait un changement d’attitude chez eux, le jeune guerrier le supportait très mal, aussi il serra ses poigs pour faire passer sa colère et dit :
- Ne t’excuses surtout pas, tu ne pouvais pas le savoir, de toute façon je ne suis pas aussi reconnu que mon père alors à quoi bon m’appeler par ce nom et puis je suis différent de lui, je suis plus fort !
- Tu y vas peut être un peu fort non ? Demanda alors la jeune fille.
Soudain, un cri se fit entendre non loin de l’écurie, c’était une voix de femme :
- Des Pillards ! Au secours !! Nous sommes attaqués !!
En entendant cet appel au secours, Jind afficha un sourire narquois face à la jeune fille :
- Je vais te montrer que non !
Jind sauta alors par-dessus le box de Yan et courut en dehors de l’écurie suivit de la jeune fille.
Une fumée noire s’en allait vers le ciel, la source provenait d’une maison à proximité à la prise d’un incendie. Jind accourut alors vers la maison, il regarda en même de droite à gauche pour voir si il n’y avait pas d’autre dégâts mais un autre détails le chiffonnait, il demanda alors à la fille qui le suivait :
- Apparemment je suis le seul guerrier de Lorite encore présent dans la citée sud, dis-moi, tu ne ferais pas mieux de te mettre à l’abris ?
- Dommage pour toi, Guerrier, car moi aussi je sais combattre !
- Oh, alors veux-tu bien m’excuser de prendre l’honneur du premier assaut !
A quelques pas de la maison se trouvaient trois hommes cagoulés, habillés en noir, attaquant un homme et une femme à terre avec des fouets, les pas pressé de la jeune fille et du jeune guerrier les obligèrent à se retourner, mais avant même d’avoir put se mettre en garde, Jind attaqua un des agresseur en le frappant de toute ses forces au visage, projetant ainsi son adversaire dans les flammes de la maison, d’où il en sortit rapidement. Une flamme se propageant sur son dos, il se précipita dans un puit juste à côté de la maison. Les deux autres pillards furent pris eux aussi par surprise, mais ils n’hésitèrent pas à attaquer Jind avec leur fouet, ce dernier fit un rapide saut en arrière et sortit une épée du fourreau accroché à son dos.
- Dis donc, messieurs, il fallait d’abord passer par l’accueil avant de faire un barbecue ici ! Dit-il d’un air arrogant.
- Peuh ! Tu n’es qu’un mioche ! dit alors un des deux pillards, tu ne peux pas rivaliser avec nous !
- Nous verrons bien !
Un des pillards fonça alors sur le jeune guerrier et tenta d’attraper son épée avec son fouet mais Jind esquivit son mouvement en faisant un pas sur le côté, profitant de l’occasion pour dégager le fouet de la main de son adversaire avec un rapide coup d’épée sur le manche de l’arme du pillards. Désarmé, Jind attrapa alors le bras du pillard et le plaqua au sol rapidement.
- Quoi c’est tout ? Dois-je conclure que vous êtes vraiment des pillards de pacotille ou bien alors ça veut dire que mes entraînements ont vraiment bien porté leurs fruits !
Le dernier pillard voulu alors attaquer Jind par derrière, mais la jeune fille s’interposa à temps pour attraper le fouet avec sa main, elle put ainsi tirer le pillard vers lui afin de lui assigner un coup violent dans l’entrejambe, ce qui choqua Jind et le pillard à terre, peut être que cette méthode était cruelle mais en tout cas, on ne pouvait pas nier son efficacité, le pillard était à présent sur le sol, se tordant de douleur. Voyant le regarde choqué de Jind posé sur elle, la jeune fille dit :
- On m’a toujours enseigné l’art du combat de manière à vaincre mes adversaires à partir de leur point faible, et généralement, mes adversaires possèdent un point faible commun…
Jind avala alors sa salive et dit d’une voix hésitante :
- J’en prends note…
Après avoir ligoté les trois assaillant avec la corde du sceau qui avait servi à remonter le pillard dans le puit, Jind et sa coéquipière se précipitèrent vers la zone où il y avait le plus de monde, tout au sud, devant la maison du vieux Garlak.

juillet 16th, 2007 at 8:23
Cool la suite
je vais voir ce que ca donne ^^